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PSDR Aquitaine

Zone de texte éditable et éditée et rééditée

AquaVIT : Quand les plantes Aquatiques invasives Transcendent les frontières des lacs Aquitains

Lac de Hourtin
© www.onf.fr

Coordination

Jeoffrey Dehez (IRSTEA) – Fanny Bouilly (GIP Littoral)

Territoire

Nouvelle-Aquitaine / Aquitaine

Porteur de projet

jeoffrey.dehez@irstea.fr

Partenaires scientifiques

IRSTEA, université de Bordeaux

Partenaires socio-économiques

GIP Littoral, Syndicat Intercommunal d’Aménagement des Eaux du Bassin Versant des Etangs du Littoral Girondin, Syndicat mixte Geolandes, Agence de L’Eau Adour Garonne, Cap Sciences

Mots-clés

lacs, loisirs, macrophytes invasifs, qualification, coordination d'acteurs

Résumé du projet

Les lacs Aquitains sont des espaces vulnérables à enjeux spécifiques qui contribuent de façon significative à l’attractivité des territoires qui les portent et au développement touristique régional. Ils sont fréquentés toute l’année, pour la pratique de nombreux loisirs, tant par les touristes que par les résidents. Dès lors, ces espaces sont l’objet de nombreuses interventions (restauration écologique, équipements, surveillance, animation…), entreprises notamment dans le cadre de politiques publiques (DCE, SAGE, Schéma Plan Plage…), et au travers desquelles se croisent des acteurs de nature très variée (publics, privés ou associatifs). Ces dernières années, les modalités et les objectifs de gestion qui sous-tendent ces interventions se trouvent questionnés sous l’effet de changements économiques (ressources financières), sociaux (évolution des attentes, « diffusion » des préoccupations environnementales) et environnementaux (comblement, pollution). Dans ce contexte, le développement d’espèces aquatiques invasives, telles que Lagarosiphon major et Egeria densa, constitue un bouleversement supplémentaire. Outre qu’ils peuvent gêner l’exercice de certaines activités (nautisme, pêche, chasse…), ces envahissements interpellent également les acteurs sur les objectifs (arrachage partiel ou total ? impacts environnementaux ?), les échelles d’action (anse, commune, lac ?) ou encore l’organisation de la gestion (chantiers publics, appel au bénévolat, contrats ?).

Le projet AquaVIT (« Quand les plantes Aquatiques inVasIves Transcendent les frontières des lacs Aquitains ») vise à accompagner l’évolution des modalités de gestion des grands lacs Aquitains, en tant qu’espaces qu’espace supports d’activités récréatives et touristiques confrontés à des enjeux environnementaux liés notamment aux colonisations par les plantes aquatiques invasives. Dans cette perspective, nous proposons une démarche résolument pluridisciplinaire, associant SHS (économie, géographie, sociologie) et sciences biotechniques (écologie, chimie), avec pour objectif de développer une analyse du fonctionnement et de la gestion des lacs, moins centrée sur les plantes aquatiques que sur le contexte et les enjeux (écologiques, économiques, sociaux) dans lesquels certains acteurs désignent ces plantes en tant qu’espèces invasives ; réciproquement, il s’agira aussi d’analyser les conséquences de ces catégorisations sur la définition des espaces d’intervention et des territoires. Notre positionnement scientifique consiste donc à articuler, non seulement le changement de regard avec le changement des pratiques mais encore les liens entre les regards et les modes de coordination d’acteurs tels qu’ils se construisent à différentes échelles. Plus particulièrement, ces liens seront examinés à travers les questions de l’écologisation ; de la qualification et de la délimitation spatiales ; de l’organisation socioéconomique. En outre, considérant que la matérialité et la spatialité comptent dans les actions humaines, nous nous démarquons des approches purement constructivistes et accordons une large place aux sciences biogéochimiques.

Le projet AquaVIT est construit sur un partenariat établi de longue date avec des acteurs dont la variété des objectifs d’intervention, des échelles et des domaines d’actions constitue une originalité supplémentaire au projet : le GIP Littoral, l’Agence de l’Eau Adour Garonne, le Syndicat Intercommunal d’Aménagement des Eaux du Bassin Versant des Etangs du Littoral Girondin (SIAEBVELG), le syndicat Mixte Géolandes et l’association CapSciences. Au-delà d’une implication forte durant la phase de conception, ces partenaires tiennent un rôle essentiel dans l’organisation et la valorisation de la recherche, via notamment l’ouverture et la valorisation dans leurs réseaux propres. Une originalité supplémentaire d’AquaVIT réside dans une action importante à destination du grand public et des « usagers ordinaires » de la nature. Pour nos partenaires, les innovations attendues du projet portent autant sur la conception des modalités de gestion des lacs, le soutien à l’application des politiques publiques (DCE, SAGE…) que l’identification de nouveaux leviers de développement régionaux, basés sur la valorisation et l’activation de spécificités propres aux lacs, en matière d’économie résidentielle et touristique.

Voir aussi

> Fiche de présentation du projet AQUAVIT